[Interview] Olivia Rite (Ex – The Gloss) répond aux questions de Asie Actu !

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En décembre 2012, MGMC annonce la formation du groupe The Gloss avec comme particularité une membre française, Olivia. C’est alors le début d’un nouvelle expérience pour la chanteuse, qui revient sur ses activités dans The Gloss et nous en dit un peu plus sur ses projets futurs…

 

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Bonjour, pourriez-vous vous présenter à nos internautes ?

Je suis Olivia Rite, j’ai 24 ans. Je suis l’ancienne membre française du groupe The Gloss comme la plupart le savent maintenant. Je suis auteure-interprète et je suis de la région de Rouen.

 

D’où vous est venu l’envie de faire de la musique ?

Depuis toute petite en fait, j’ai des parents qui travaillent dans le domaine du sport et du spectacle, qui tenaient une salle de sport. Au début j’étais plus tentée par la danse, et ensuite est naturellement venue l’envie de chanter. Personne n’est chanteur dans ma famille mais cela est venu assez naturellement en fait. Et puis j’ai commencé à chanter, à faire quelques petits concerts et c’est devenu plus sérieux vers l’âge de 19 ans, quand je suis allée sur Paris pour faire une école plus artistique car c’était vraiment ce que je voulais faire. C’est là que c’est devenu plus sérieux dans le sens où j’ai fais beaucoup de castings et de concerts plus professionnels on va dire.

 

Combien d’auditions avez-vous passé avant de vous faire remarquer par MGMC ?

J’ai commencé à faire tous les castings télévisés que l’on peut voir en France à 19 ans, mais aussi des castings plus petits dans des projets un peu moins gros ce qui m’a permis d’avoir de l’expérience sur scène. Et j’ai eu l’émission de IDF1 « Vous Avez Du Talent » qui a été ma seule émission télé parce que j’étais toute seule à ce moment (et j’ai eu la chance de faire sept passages). C’était une superbe expérience parce que quand on est jeune, passer à la télé c’est un plus. Après MGMC m’ont repéré en décembre 2012 et tout est allé très vite, c’était un gros coup de chance.

 

Comment avez-vous réagit à l’annonce de votre intégration dans The Gloss ?

Au début, quand on m’a présenté le projet je me suis dis « Woaa, c’est la chance de ma vie » et c’était surtout sans hésitation pour moi. Et dès qu’on m’a dit que l’on m’avais choisi, je n’y croyais pas et en fait ça s’est fait très rapidement, en trois semaines je crois. Et quand je l’ai annoncé à ma famille, ils m’ont répondu « La Corée ? Euh c’est une blague, pourquoi aussi loin ? ». En fait, j’étais très heureuse et dès le départ, je n’ai jamais hésité.

 

Et cela malgré le fait que vous alliez vivre un choc culturel et que vous alliez vivre avec trois filles que vous n’aviez jamais rencontré auparavant ?

Je sais que cela semble vraiment bizarre, mais je n’avais rien à perdre à ce moment là. Je travaillais dans un restaurant, la musique, ça stagnait un peu et pour moi c’était juste « la » chance. Donc je n’ai pas hésité, pour l’expérience humaine comme pour artistique il fallait que j’y aille. Et ça a plutôt réussi, du coup c’est vraiment sans regret.

 

Cependant, certaines personnes étaient assez septiques quant à vos débuts dans un groupe de Kpop, peut-être par conservatisme… Cela était-il prévisible pour vous ou cela vous a-t-il simplement surpris ?

Au début, je n’y pensais pas car on n’était un peu dans notre bulle. On était que toutes les quatre en plus et on était dans l’optique où c’était beaucoup de travail, de préparation. On ne se rend pas compte tout de suite des conséquences et de l’effet que cela peu avoir sur les autres. Quand la vidéo de notre premier cover est sorti, j’ai vu que cela pouvait être tellement positif comme tellement négatif et que cela pouvait avoir un impact, qu’il fallait faire attention. Et sur le coup, c’est vrai que l’on ne s’y attend pas, avec pleins de commentaires qui arrivent d’un coup… On était toutes intriguées, on voulait voir ce que les gens pensaient de nous. Et j’ai été surprise de ce qui se passait en France, car au final c’est en France que The Gloss a été le plus remarqué. J’étais assez surprise de voir que c’était le public français qui réagissait plus. Il y avait pleins de pays qui commentaient sur le fait que cela ne les dérangeaient pas que je fasse partie du groupe et c’étaient les français qui étaient surtout septiques à ça. Sur le coup ça fait bizarre, je me suis dis « Bon, je suis au centre des sujets » et je ne savais pas trop comment le prendre… Et puis petit à petit on relativise et je faisais ça car j’aimais ça. Et puis on ne peut pas être aimé par tout le monde.

 

Qu’elle était la journée type d’une membre de The Gloss ?

On était surtout au stade de la préparation avec beaucoup d’entrainement. On se levait très tôt pour être au « training center » à 8h30 pour s’entraîner. Au début c’était le sport, le streching, après cela dépendait. C’était par exemple la prof de danse, mais il ne s’agissait pas d’un cours d’une heure, c’était soit cinq heures de danse par jour, soit c’était le chant mais on avait toujours dans une journée chant et danse, ce qui est évident. On finissait à 22h et on rentrait, on dormait et c’était reparti le lendemain.

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Le 30 novembre 2013 vous avez fait vos débuts au Caroussel du Louvre avec The Gloss. Qu’est-ce-que vous avez ressenti à ce moment ?

C’était un peu… le résultat non, mais plutôt un début de résultat car on avait tellement travaillé… Je sais que un an peut paraître court dans un groupe de ce type car certains s’entraînent pendant des années, mais un an c’est long et ça passe tellement vite. Et j’étais d’autant plus fière parce que c’était en France, il y avait ma famille donc je pouvais leur montrer ce que je faisais à l’autre bout du monde. Et avec Liz et Grace on étaient très contentes de pouvoir enfin faire un concert, que les fans nous voient en vrai parce que à travers les réseaux sociaux, ce n’est pas pareil. On s’entraînait, on enregistrait les vidéos, mais ce qu’on aimait c’était la scène et c’était vraiment pour nous un réel plaisir. Au niveau de l’accueil, jamais on aurait pensé être accueillies comme ça. Même le fait d’entendre les gens, on se dit que l’on est des filles normales et que l’on est chanteuses. On étaient surprises d’être acceuillies comme si l’on avait déjà une certaine notoriété qui s’était installée, cela fait vraiment bizarre en fait (rires). C’était vraiment super et même après, la séance de dédicace et tous les messages des fans… Pour moi c’est un réel souvenir que je vais garder toute ma vie.

 

Tout comme les reportages qui vous ont été consacré comme « L’effet Papillon » de Canal+ ou « TF1 » où vous deviez déjà tenir une certaine image auprès du public, ainsi que les différentes interviews que vous avez enchaîné lors de vos débuts ?

En fait quand on est en Corée, on a du mal à ce se dire que des médias français sont là. Du coup, on me disait « tu te rend pas compte, c’est TF1, c’est Canal+ », c’est quand même des grandes chaînes, et j’étais contente mais j’avais du mal à réaliser. Et c’est le jour du concert où on a vraiment travaillé sur les interviews, où on en a enchaîné une quarantaine je crois. Bien sûre, on nous forme un petit peu pour répondre aux questions mais il fallait quand même gérer. Il y avait la langue et ce n’était pas toujours facile parce qu’il y avait le français, l’anglais et le coréen. C’était tout à la fois et une très grosse journée aussi, mais bien sûre il faut toujours faire attention à ce que l’on dit, à l’image que l’on donne du groupe aussi. Mais comme ça collait bien entre nous, que l’on était soudées toutes les trois (et toutes les quatre au début évidemment) et je pense que l’on a rendu une bonne image du groupe. On voulait vraiment faire découvrir qu’il s’agissait de quelque chose de nouveau et pas simplement Kpop.

 

Après le départ de Sol-E, l’annonce de la dissolution de The Gloss a été assez brutale. Comment le groupe a-t-il réagit à cette nouvelle ?

Déjà pour Sol-E il est vrai que l’on ne s’y attendait pas car on avait commencé à quatre et on était tout le temps ensemble, si il y en a une qui part cela laisse tout de même un vide. Sur le coup c’était bizarre parce que l’on avait déjà des places bien précises au sein du groupe… Cela a chamboulé beaucoup de choses.  Après nous nous sommes dit qu’il fallait continuer toutes les trois. Après le Caroussel du Louvre on s’est dit que nous avions commencé, que l’on avait enfin fait nos débuts et que ça allait le faire. Et malheureusement quelques mois après nous nous sommes rendu compte que non et que cela ne dépendait pas de nous. Je sais que cela a été tout de même un gros choc, et je sais que pour Grace et Liz cela a été assez dur… Nous avons dû reprendre nos vies chacune de notre côté. Mais il est vrai que cela n’est pas facile lorsque l’on a partagé beaucoup de choses avec des personnes de après se retrouver chez nous, et c’est cela qui est un peu difficile… Le retour à réalité en fait. On avait déjà eu un certain début de succès et l’on s’est dit que l’on commençait à toucher notre rêve car c’était quand même quelques chose de gros. Mais on aurait aimé que cela continue plus longtemps évidemment.

 

Êtes-vous toujours en contact avec Liz et Grace, ainsi que Sol-E ?

Avec Sol-E moins, car au tout début Liz et Grace parlaient plus et on était obligé de passer par des traductions. J’ai du certes apprendre le coréen mais mon réflexe était l’anglais et c’était le seul moyen que j’avais que pour m’exprimer. On s’est un peu perdue de vue avec Sol-E, mais j’étais dans la même chambre que Grace et  j’étais assez proche d’elle. Quant à Liz, on s’envoie quelques mails de temps en temps, on prend des nouvelles et j’aime bien savoir ce qu’elles deviennent. Car on a partagé cette aventure et que ce serait dommage de perdre contact et qui sait, peut-être que plus tard on sera amené à se retrouver (sourire). Il faut toujours garder ce lien.

 

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Envisagez-vous certains projets en Corée du Sud après l’expérience que vous avez eu dans The Gloss ?

Cela s’annonce assez compliqué parce que si on y regarde d’un peu plus près, on était que toutes les quatre et nous n’avons pas forcément été en contact avec d’autres artistes ou d’autres personnes du milieu. Parce que c’était une période de préparation et ce n’était pas assez pour rentrer encore dans ce milieu je pense. On était à la limite en fait et c’est ce qui est dommage. Ce qui fait que aujourd’hui si je n’ai pas l’appui de professionnels là-bas, je ne pense pas que j’y arriverai facilement. Donc je me suis reconcentré sur la France parce que c’est mon pays et que je connais plus cette culture. Mais peut être que plus tard, avec les filles on arrivera à refaire quelque chose ensemble (sourire).

 

Au final que retenez-vous de votre participation à The Gloss ?

Une grande expérience, qui a été pour moi la plus marquante de ma vie et je pense que ça le sera toujours, parce qu’il y a eu tellement de chamboulements dans ma vie en très peu de temps. Et même artistiquement  j’ai pu faire des choses que je n’avais jamais fait avant. J’ai beaucoup appris et c’est quand même une grande rigueur là-bas donc quelque part ça m’a aussi permis de dépasser ceraines limites et de voir un peu jusqu’où je pouvait aller. C’était tellement difficile parfois que l’on se dit qu’il faut être forte mentalement et physiquement parce que c’est du travail. Et même si dans ma ma tête je me disais « c’est bon, ça va le faire », il y avait des moments où on était à bout. Donc cela a été un moyen pour moi de voir jusqu’où je pouvais aller, un moyen artistique et humain aussi. Un beau voyage.

 

Quels sont vos  projets futurs ?

Si j’ai l’opportunité, parce qu’il y a beaucoup d’artistes dans ma ville et je pense que je ferai aussi des duos parce que l’on touche à pleins de styles. Par contre, en ce qui concerne mon projet perso, ce sera vraiment un style qui me ressemble, même si j’ai beaucoup d’influences et j’essayerai de sortir un EP puis un album, si j’en ai la possibilité plus tard.

 

Un petit mot pour vos fans ?

Un gros merci à eux, parce que malgré The Gloss, j’ai encore beaucoup de gens qui me suivent. L’arrêt du groupe a fait un choc à tout le monde mais il y a encore beaucoup de gens qui me suivent et cela me fait vraiment plaisir. J’ai quand même pas mal de gens qui m’envoient des messages d’encouragements et de soutient, donc un gros merci à eux car sans eux je ne pourrai pas faire grand chose. C’est eux qui partagent mon actualité, ma nouvelle chanson « If You Want to Leave », depuis le début ils sont et j’espère que par la suite on pourra se voir lors de concerts qui sait (sourire). Oui, un gros merci à eux.

 

Merci à Olivia Rite de m’avoir accordé un peu de temps pour répondre à mes questions. Vous pouvez la suivre sur les réseaux sociaux et notamment sur Facebook !

Interview réalisée le 21 juillet 2014

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